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  • DU criminologie à distance : le comparatif 2026

    Décryptages

    Étudier la criminologie à distance : les parcours disponibles en 2026-2027

    Étudier la criminologie à distance est possible en France par quatre voies : le diplôme d’université (DU), le master, le diplôme d’établissement et le parcours certifiant privé. Ces quatre voies portent sur le même objet, le phénomène criminel, mais elles se séparent sur un point décisif, le niveau d’entrée. L’Institut d’enseignement à distance de l’Université Paris 8, l’Université Toulouse Capitole et le Cnam exigent une licence ou une équivalence professionnelle ; l’Université de Montpellier ouvre son diplôme d’établissement à bac+1 validé ; un organisme privé comme IFORCRIM recrute dès le baccalauréat, mais délivre un certificat interne et non un diplôme.

    Mis à jour le 18 septembre 2026

    Les valeurs de cette page (durée, tarif, prérequis, modalité, nature du titre) ont été relevées le 16 septembre 2026 sur la page officielle de chaque établissement. Les adresses figurent sous le tableau, pour que chaque ligne puisse être vérifiée. Aucune valeur n’a été estimée : ce qui n’est pas publié est écrit « non communiqué ».

    Le comparatif : six parcours de criminologie à distance

    Les parcours sont classés par nature du titre, du diplôme universitaire au certificat privé. Cet ordre n’exprime aucune préférence : il suit la seule hiérarchie objective disponible, celle du statut du titre délivré.

    Valeurs relevées le 16 septembre 2026 sur les pages officielles des établissements. Tarifs de l’année universitaire 2026-2027.
    Parcours et établissement Durée et volume Prérequis d’entrée Modalité réelle Nature du titre Tarif 2026-2027
    DU Criminologie approfondie, Institut d’enseignement à distance (IED), Université Paris 8 360 h sur 1 an, 13 EC répartis en 3 UE Accès direct : capacité en droit, L2 à doctorat en droit, ou licence de psychologie. Par équivalence sur dossier : licence de science politique, de sciences de l’éducation ou d’AES, ou diplôme professionnel de niveau bac+2 Intégralement en ligne. Regroupement : aucun. Examens en contrôle continu, exclusivement en ligne Diplôme d’université (DU) délivré par l’Université Paris 8 264 € de droits universitaires, 105 € de CVEC et 591 € de frais pédagogiques, soit 960 € au total (somme des postes affichés). CPF non mobilisable pour cette formation
    DU Criminologie renforcée (formation à distance), Université Toulouse Capitole 220 h d’enseignements et 10 h d’examens, 30 ECTS, de novembre à juin. Étalement possible sur 2 années Licence 3 en droit, psychologie ou sociologie, ou expérience professionnelle jugée suffisante par la commission d’admission « Totalement à distance », sur la plateforme Moodle. Évaluation en contrôle continu Diplôme d’université (DU) « Entre 2500 et 3500 euros », détaillés par la grille de la même page : 2 500 € en formation initiale étudiants, 2 800 € en formation continue sans financement, 3 500 € en formation continue avec financement. La page précise que « le tarif est établi en fonction du statut de l’apprenant »
    DU Criminologie interculturelle, Faculté de droit (FLD), Université catholique de Lille, École de criminologie critique européenne 180 h sur 1 an, le vendredi soir et le samedi, de septembre à juin Professionnels : baccalauréat et expérience professionnelle dans un secteur visé. Étudiants : 2e année de licence validée dans une discipline visée Hybride. Les cours peuvent être suivis à 100 % en ligne « sous réserve des examens de l’UF » : les épreuves de l’unité fondamentale se tiennent en présentiel à Lille, sur 1,5 jour Diplôme d’université de l’Université catholique de Lille 1 590 € pour les étudiants de l’ICL, 2 080 € pour les autres étudiants, 3 130 € pour les professionnels qui financent eux-mêmes, 3 650 € pour les professionnels financés
    Master Criminologie, parcours Expertise criminologique (Sécurité, Défense, Renseignement), Cnam 640 h au total, soit 320 h par année de M1 et de M2, 120 ECTS, de fin septembre à juin Licence ou M1 en droit ou sciences politiques, diplômes des écoles de police, de gendarmerie, de la magistrature ou de l’administration pénitentiaire, ou équivalent. Accès sur dossier Formation ouverte et à distance. Cours en distanciel le soir, de 18 h à 20 h ou 21 h. Un regroupement en présentiel à Paris fin septembre. Examens à distance Master, fiche RNCP 37551. Ne confère pas le statut étudiant mais celui d’auditeur du Cnam 7 040 € par année universitaire, avec une « prise en charge possible sur plan de développement des compétences, CPF ». Tarif réduit en autofinancement : 3 200 € par année universitaire
    DE de Sciences criminelles, Université de Montpellier, faculté de droit et science politique 229 h au total (somme des volumes affichés par module) « Accessible sans sélection, niveau bac+1 validé » Cours dispensés en présentiel et accessibles à distance par la plateforme vidéo de l’université, avec une réserve explicite : « l’accès se fait en direct uniquement ». Examens organisés en distanciel, sur deux jours Diplôme d’établissement (la page emploie aussi le terme DU) 150 € en formation initiale pour les étudiants, 1 000 € en formation continue pour les professionnels
    Année 1 « Criminologue : de l’expertise criminelle au profilage », IFORCRIM (Groupe ITS) 150 h sur 12 mois, 36 cours et 36 conférences Baccalauréat ou équivalent, à partir de 18 ans. Aucun diplôme spécifique requis 100 % e-learning, accès à la plateforme 24 h/24. Visioconférences hebdomadaires le jeudi de 12 h à 13 h 30, recommandées et non obligatoires, enregistrées Certificat interne IFORCRIM. Ni diplôme d’État, ni titre universitaire 1 560 € pour les particuliers, au titre d’une offre de lancement dont la date de fin n’est pas communiquée, soit 130 € par mois sur 12 mois sans frais. 3 120 € en tarif entreprise. Frais de dossier : 150 €. Parcours non éligible au CPF

    Où ces valeurs ont été relevées

    • Université Paris 8, IED : ied.univ-paris8.fr/?DU-Criminologie-610 (relevé le 16/09/2026)
    • Université Toulouse Capitole : executive-education.ut-capitole.fr, fiche « Diplôme Universitaire – Criminologie renforcée (Formation à distance) » (relevé le 16/09/2026)
    • Université catholique de Lille, FLD : fld-lille.fr/formation/diplome-universitaire-criminologie-interculturelle/ (relevé le 16/09/2026)
    • Cnam : cnam-bretagne.fr, fiche du master mention criminologie parcours Expertise criminologique, et cnamsecuritedefense.fr/formations-a-distance/ (relevé le 16/09/2026)
    • Université de Montpellier : edpfm.umontpellier.fr/formations/de-sciences-criminelles/ (relevé le 16/09/2026)
    • IFORCRIM : iforcrim.fr/formation-criminologue/ et iforcrim.fr/financement/ (relevé le 16/09/2026)

    Ce que nous n’avons pas pu relever

    Le DU Sciences criminelles (DUSC) de l’Université d’Angers figure parmi les premiers résultats de Google sur cette requête, et son descripteur public annonce une formation en e-learning. Nous ne le faisons pourtant pas figurer dans le tableau : le 16 septembre 2026, sa fiche du catalogue des formations s’affiche sans contenu et son document officiel de présentation renvoie une erreur serveur. Nous n’avons donc pas pu relever nous-mêmes une seule de ses valeurs, et nous préférons l’écrire plutôt que de recopier une durée ou un tarif de seconde main. La fiche se trouve sur formations.univ-angers.fr, rubrique offre de formation, diplôme d’université, droit économie gestion.

    Précision sur ce que compare ce tableau. Il porte sur les diplômes universitaires accessibles à distance, auxquels s’ajoute le parcours certifiant d’IFORCRIM, afin de situer ce dernier par rapport aux voies universitaires. Il ne recense pas l’ensemble des organismes privés qui proposent des formations de criminologie à distance : d’autres existent, avec leurs propres durées, tarifs et modalités, et méritent d’être examinés directement sur leur site.

    Deux autres précisions de périmètre. Le DU Criminologie de l’UCLy (Lyon et Annecy) apparaît sur la même page de résultats mais n’entre pas dans cette comparaison : il se candidate par Parcoursup en double diplôme avec la licence de droit, en formation initiale sur campus, et non à distance. Le Master Droit pénal et sciences criminelles à distance de l’Université Toulouse Capitole existe également, en quatre semestres : il relève du droit pénal plus que de la criminologie proprement dite, et sa grille tarifaire lui est propre, « entre 4500 et 7000 euros par année de formation ».

    Ce que « à distance » veut dire concrètement, établissement par établissement

    C’est le point sur lequel les pages officielles sont les plus discrètes, et celui qui décide si un parcours est réellement compatible avec un emploi, une famille ou un éloignement géographique. « À distance » recouvre en réalité trois situations différentes.

    Aucun déplacement, à aucun moment. Le DU de l’IED Paris 8 est le seul à l’écrire aussi nettement : « Regroupement : aucun », et des examens en contrôle continu « exclusivement en ligne ». Le DU de Toulouse Capitole annonce une formation « totalement à distance » évaluée en contrôle continu, sans épreuve sur site mentionnée.

    À distance, mais avec un passage obligé en présentiel. Le DU de criminologie interculturelle de la FLD de Lille autorise 100 % des cours en ligne, en précisant « sous réserve des examens de l’UF » : les épreuves de l’unité fondamentale se déroulent à Lille, sur une journée et demie. Le master du Cnam se suit en distanciel le soir, mais organise un regroupement en présentiel à Paris fin septembre. Ces déplacements sont courts, et ils ne se découvrent pas toujours avant l’inscription.

    Du présentiel retransmis. Le DE de sciences criminelles de Montpellier est un cas à part : les cours ont lieu en présentiel et sont rendus accessibles à distance par la plateforme vidéo de l’université, avec une réserve qui change tout pour une personne qui travaille, « l’accès se fait en direct uniquement ». Autrement dit, il n’y a pas de rattrapage en différé des cours. Les examens, eux, sont organisés en distanciel.

    Le parcours d’IFORCRIM relève de la première situation : les cours sont mis en ligne sur une plateforme accessible en continu, et les visioconférences hebdomadaires du jeudi midi sont enregistrées, donc rattrapables.

    Le niveau d’entrée est le vrai filtre

    La question posée par la plupart des personnes qui cherchent à étudier la criminologie à distance n’est pas « quel est le meilleur parcours », mais « lequel m’est ouvert ». Sur les six parcours relevés, la réponse est tranchée.

    • Avec une licence (bac+3) ou plus, dans la bonne discipline : la licence seule ne suffit pas, c’est la mention qui décide. L’IED Paris 8 ouvre l’accès direct à la capacité en droit, aux L2 à doctorat en droit et à la licence de psychologie ; Toulouse Capitole demande une L3 de droit, de psychologie ou de sociologie ; le Cnam une licence ou un M1 de droit ou de sciences politiques, ou un diplôme des écoles de police, de gendarmerie, de la magistrature ou de l’administration pénitentiaire.
    • Avec un bac+2 professionnel : l’IED Paris 8 prévoit une procédure d’équivalence sur dossier, ouverte notamment aux professions de santé, aux policiers, gendarmes, agents de l’administration pénitentiaire, travailleurs sociaux, psychologues et éducateurs spécialisés. Toulouse Capitole admet également une « expérience professionnelle jugée suffisante par la commission d’admission ».
    • Avec un bac+1 validé : le DE de Montpellier, annoncé « accessible sans sélection ».
    • Avec le baccalauréat seul et sans expérience du secteur : aucune des voies universitaires relevées n’est ouverte, à l’exception du DU de Lille pour les professionnels déjà en poste dans un secteur visé. Restent les parcours privés certifiants et les MOOC.

    C’est une information rarement écrite noir sur blanc, et elle explique la déception fréquente des personnes en reconversion qui découvrent, après des semaines de recherche, que le DU qu’elles visaient demandait une licence de droit ou de psychologie. Si votre question porte sur le parcours d’études en général plutôt que sur le format à distance, le détail des licences, masters et DU de criminologie est traité à part, niveau par niveau.

    Combien coûte une formation de criminologie à distance ?

    Les tarifs relevés vont de 150 € à 7 040 € par année, soit un rapport de un à près de quarante-sept entre les deux extrêmes. L’écart ne tient pas au volume horaire, qui varie beaucoup moins, mais au statut de l’apprenant et au régime de financement.

    Le tarif de 150 € du DE de Montpellier est un tarif de formation initiale réservé aux étudiants ; le même parcours est facturé 1 000 € en formation continue à un professionnel. Le master du Cnam affiche 7 040 € par année, mais 3 200 € par année pour une personne qui ne peut mobiliser aucun dispositif de financement. Le DU de Toulouse Capitole affiche une fourchette, « Entre 2500 et 3500 euros », puis la détaille en trois tarifs selon le statut : 2 500 € en formation initiale pour les étudiants, 2 800 € en formation continue sans financement et 3 500 € en formation continue avec financement. Le DU de l’IED Paris 8 est le moins cher des parcours universitaires entièrement en ligne, à 960 € tous postes confondus.

    Deux points méritent attention parce qu’ils prennent souvent les candidats de court. D’une part, l’éligibilité au CPF se décide parcours par parcours et ne se généralise pas : l’IED Paris 8 écrit que « le CPF ne peut être mobilisé pour cette formation » et le parcours d’IFORCRIM n’y est pas éligible, alors que le Cnam annonce pour son master une « prise en charge possible sur plan de développement des compétences, CPF » et que l’Université Toulouse Capitole ouvre le CPF à la seconde année de son master de droit pénal et sciences criminelles. Vérifiez donc le parcours visé plutôt que la catégorie à laquelle il appartient. Pour le parcours d’IFORCRIM, le détail des modalités de règlement et de prise en charge précise ce qui reste mobilisable. D’autre part, les tarifs universitaires s’entendent hors frais annexes, et l’IED Paris 8 précise que les étudiants boursiers ne peuvent pas faire valoir leur statut de boursier dans le cadre de ce DU.

    Le coût d’un cursus universitaire complet en criminologie, droits nationaux et CVEC compris, relève d’un autre calcul que celui des parcours à distance comparés ici.

    Les MOOC de criminologie : ce qu’ils permettent, ce qu’ils ne permettent pas

    Un MOOC est un cours en ligne ouvert, gratuit ou à faible coût, qui délivre au mieux une attestation de suivi. Ce n’est ni un diplôme, ni une certification professionnelle, et aucun des MOOC disponibles en criminologie ne prépare à un métier. C’est en revanche le moyen le moins coûteux de vérifier que le sujet vous intéresse réellement avant d’engager plusieurs centaines ou milliers d’euros.

    Le cours de référence en français est « Dernières nouvelles du crime », proposé sur la plateforme FUN MOOC par le Conservatoire national des arts et métiers et HESAM Université, sous la responsabilité d’Alain Bauer, professeur de criminologie au Cnam. Il est organisé en 6 modules sur 6 semaines, pour un effort annoncé de 15 heures, soit environ 2 h 30 par semaine, sans aucun prérequis. Des QCM hebdomadaires permettent l’obtention d’une attestation de suivi avec succès. Le programme couvre l’histoire de la criminalité, la globalisation du crime, les mafias, le terrorisme, la criminalité financière et le cybercrime.

    Le second, « VictimeS : Introduction à la victimologie », également sur FUN MOOC, propose un parcours découverte gratuit sur les bases théoriques de la victimologie.

    Une précaution : les sessions de MOOC ouvrent et ferment à dates fixes, et un cours consultable aujourd’hui peut être archivé demain. Vérifiez la session en cours sur la plateforme avant de compter dessus dans votre plan de formation.

    La voie certifiante privée : ce qu’elle apporte et ce qu’elle ne remplace pas

    Les organismes privés occupent l’espace laissé libre par les universités : celui des personnes qui n’ont pas de licence et qui veulent une formation structurée en criminologie sans reprendre un cursus complet. C’est le cas d’IFORCRIM, institut du Groupe ITS, dont l’Année 1 accessible dès le bac et suivie intégralement en e-learning représente 150 heures réparties sur 12 mois, en 36 cours et 36 conférences, avec trois rentrées par an, en septembre 2026, janvier 2027 et avril 2027.

    Ce que ce parcours n’est pas doit être dit aussi clairement que ce qu’il est. Il délivre un certificat interne, qui n’est ni un diplôme d’État, ni un titre universitaire : il ne donne pas d’équivalence, pas de crédits ECTS et pas d’accès automatique à un master. Il n’est pas éligible au CPF. La certification Qualiopi de l’institut est en cours d’obtention, ce qui signifie que les prises en charge par les financeurs publics et paritaires ne sont pas encore ouvertes. En France, la criminologie n’étant pas une profession réglementée, aucun de ces parcours, privé comme universitaire, ne délivre un droit d’exercer.

    Ce qu’il apporte, en revanche, est mesurable sur les mêmes critères que le reste du tableau : une entrée au niveau bac, une modalité réellement sans déplacement, un volume de 150 heures, la validation par 7 QCM avec une moyenne d’au moins 12/20 et une validation pratique au choix entre un stage de 35 heures minimum et un mémoire, et un paiement échelonné en 12 mensualités sans frais. L’équipe pédagogique réunit des praticien·nes du terrain, dont une criminologue coordinatrice et un médecin psychiatre. Une seconde année consacrée à la direction d’agence en criminologie prolonge le parcours pour celles et ceux qui valident l’Année 1.

    Comment choisir un parcours de criminologie à distance

    Il n’existe aucun classement officiel des formations de criminologie en France, et personne, nous compris, n’est en position de désigner la meilleure. Quatre questions, en revanche, éliminent en quelques minutes les parcours qui ne vous conviennent pas.

    1. Quel diplôme avez-vous déjà ? C’est le filtre le plus brutal, et le premier à appliquer. Sans licence ni expérience professionnelle du secteur, la plupart des voies universitaires sont fermées.
    2. Pouvez-vous vous déplacer, même une journée et demie ? Si la réponse est non, les parcours avec examens ou regroupement en présentiel sortent de votre liste.
    3. Avez-vous besoin du titre, ou des connaissances ? Pour une mobilité interne, une poursuite d’études ou un concours, seul un diplôme universitaire compte. Pour comprendre un domaine et l’articuler à un métier déjà exercé, un certificat privé ou même un MOOC peut suffire.
    4. Pouvez-vous suivre des cours en direct à heure fixe ? Un cours retransmis uniquement en direct, ou des séances en soirée de 18 h à 20 h, ne se rattrapent pas toujours.

    Questions fréquentes

    Où peut-on obtenir un DU de criminologie à distance ?

    Trois diplômes d’université de criminologie ont pu être relevés à distance pour 2026-2027 : le DU Criminologie approfondie de l’Institut d’enseignement à distance de l’Université Paris 8, entièrement en ligne et sans regroupement ; le DU Criminologie renforcée de l’Université Toulouse Capitole, annoncé totalement à distance ; et le DU Criminologie interculturelle de la Faculté de droit de l’Université catholique de Lille, suivable en ligne à l’exception des épreuves de l’unité fondamentale, qui ont lieu à Lille.

    Quel est le tarif d’un DU de criminologie ?

    Les tarifs relevés le 16 septembre 2026 s’échelonnent de 960 € à l’IED Paris 8 (264 € de droits universitaires, 105 € de CVEC et 591 € de frais pédagogiques) à 3 650 € à la Faculté de droit de Lille pour un professionnel financé. L’Université Toulouse Capitole annonce une fourchette de 2500 à 3500 euros, qu’elle détaille en trois tarifs selon le statut de l’apprenant : 2 500 € en formation initiale étudiants, 2 800 € en formation continue sans financement et 3 500 € en formation continue avec financement. Un diplôme d’université fixe librement ses frais pédagogiques, qui s’ajoutent aux droits nationaux, d’où des écarts importants d’une université à l’autre.

    Quelle est la durée d’un DU de criminologie à distance ?

    Un an dans les trois cas relevés, avec des volumes horaires très différents : 360 heures à l’IED Paris 8, 220 heures d’enseignements plus 10 heures d’examens à Toulouse Capitole, 180 heures à Lille. Toulouse Capitole autorise un étalement sur deux années universitaires consécutives.

    Peut-on faire un master de criminologie à distance ?

    Oui. Le Cnam propose un Master Criminologie, parcours Expertise criminologique (Sécurité, Défense, Renseignement), enregistré au RNCP sous le numéro 37551, suivi en distanciel le soir sur deux années de M1 et M2, pour 640 heures et 120 ECTS. Une particularité à connaître : ce master ne confère pas le statut étudiant mais celui d’auditeur du Cnam. Au 16 septembre 2026, sa page indique que les candidatures sont closes pour l’année 2026-2027.

    Peut-on étudier la criminologie à distance sans licence ?

    Oui, mais pas par la voie universitaire classique. Le DE de sciences criminelles de l’Université de Montpellier s’ouvre à bac+1 validé, la Faculté de droit de Lille admet des professionnels titulaires du baccalauréat justifiant d’une expérience dans un secteur visé, et les parcours certifiants privés recrutent dès le bac. L’IED Paris 8 prévoit par ailleurs une procédure d’équivalence sur dossier pour les titulaires d’un diplôme professionnel de niveau bac+2 dans la santé, la police, la gendarmerie, l’administration pénitentiaire ou le travail social.

    Une formation de criminologie à distance est-elle éligible au CPF ?

    Cela dépend du parcours, et la réponse ne se déduit pas de la catégorie. L’Institut d’enseignement à distance de l’Université Paris 8 indique explicitement que le CPF ne peut pas être mobilisé pour son DU de criminologie, et le parcours d’IFORCRIM n’est pas éligible au CPF. À l’inverse, le Cnam annonce pour son master criminologie une prise en charge possible sur le plan de développement des compétences ou le CPF, et l’Université Toulouse Capitole ouvre le CPF à la seconde année de son master de droit pénal et sciences criminelles. Les diplômes d’université, eux, ne sont pas automatiquement inscrits aux répertoires qui conditionnent cette éligibilité. Les autres leviers restent le financement personnel, éventuellement échelonné, et la prise en charge par un employeur.

    Quelle est la meilleure école de criminologie en France ?

    Aucun classement officiel des formations de criminologie n’existe en France, et la question est mal posée : les parcours ne s’adressent pas aux mêmes profils. Un master du Cnam et un certificat privé accessible dès le bac ne se comparent pas sur une échelle unique. Les critères objectivement comparables sont ceux du tableau de cette page : le niveau d’entrée exigé, le volume horaire, la modalité réelle, la nature du titre délivré et le tarif.

    Un certificat privé en criminologie a-t-il la même valeur qu’un DU ?

    Non. Un diplôme d’université est délivré par un établissement d’enseignement supérieur et atteste d’un niveau reconnu dans le cadre universitaire ; un certificat interne est délivré par l’organisme de formation lui-même et n’emporte ni équivalence, ni crédits ECTS, ni accès de droit à une poursuite d’études. Cela ne dit rien du contenu pédagogique des deux parcours, qui se juge sur le programme, mais cela dit tout de ce que le titre permet ensuite.

    Aller plus loin

    Si vous avez identifié le parcours qui correspond à votre niveau d’entrée et à votre contrainte de déplacement, la suite se joue sur le programme. Pour le parcours d’IFORCRIM, le détail des 36 cours, des modalités de validation et des trois rentrées annuelles est présenté sur la page de la formation, et les modalités d’inscription précisent les pièces attendues et les frais de dossier. Si votre hésitation porte encore sur le métier lui-même plutôt que sur le parcours, ce que recouvre réellement le métier de criminologue en France en détaille les postes et les voies d’accès.

  • Métier de profiler en France : la réalité du poste

    Décryptages

    Métier de profiler en France : ce que recouvre vraiment le poste

    Le profiler est, en France, un analyste du comportement : il étudie le déroulement d’un crime et le comportement de son auteur pour aider les enquêteurs à comprendre le passage à l’acte et à orienter leurs investigations. « Profiler » n’est pas un intitulé de métier officiel en France : la fonction s’exerce sous le nom d’analyste du comportement, au sein du Département des sciences du comportement (DSC) de la gendarmerie nationale, et elle suppose d’être d’abord militaire ou policier. Dans l’article que l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie consacre à ce département, publié en septembre 2024 et mis à jour en avril 2025, il compte sept militaires, dont cinq analystes du comportement et deux enquêteurs.

    Mis à jour le 18 septembre 2026

    C’est l’écart entre ce chiffre et la popularité du mot qui explique la plupart des malentendus sur ce métier. Cette page décrit la fonction telle que les sources publiques françaises la documentent : ce que fait le service, comment on y entre, ce que gagnent les professionnels concernés, et ce qu’une formation privée permet ou ne permet pas.

    Qu’est-ce qu’un profiler ?

    Un profiler est un professionnel qui analyse les éléments d’une affaire criminelle, la scène de crime, la victimologie et les modes opératoires, pour établir des hypothèses sur le comportement et le profil de l’auteur. Le terme vient des États-Unis, où le FBI fait appel à ces spécialistes du comportement humain pour résoudre des affaires. En français, on parle de profilage criminel, et les professionnels qui exercent cette analyse en France emploient le terme d’analyse comportementale.

    La distinction n’est pas cosmétique. Les analystes du DSC, interrogés par l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie, disent explicitement rejeter l’appellation de profiler, qu’ils jugent trop marquée par la fiction, et tiennent au nom français de leur métier, jugé plus cohérent avec la réalité du terrain. Leur travail s’effectue, selon leurs propres termes, avec « une méthodologie précise et une rigueur intellectuelle ».

    Pourquoi le mot « profiler » ne désigne pas un métier en France

    Trois faits publics expliquent ce décalage, et ils se vérifient tous les trois.

    Il n’existe pas de diplôme d’État de profiler. Aucun titre, aucun concours et aucune filière ne portent ce nom. Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) écrit dans sa fiche métier, mise en ligne le 27 janvier 2025, que cette profession n’est pas reconnue en tant que telle en France, et que le profiler y est avant tout un expert en sciences du crime.

    Il n’existe aucune école qui y forme directement. La gendarmerie est explicite sur ce point : aucune école française ne forme spécifiquement aux deux métiers du DSC, et aucune université ne propose de cursus complet et professionnalisant en psychocriminologie appliquée à l’enquête criminelle, contrairement à certains pays comme le Canada.

    La fonction est interne aux forces de l’ordre. L’analyse comportementale s’exerce dans un service de police judiciaire, sur saisine d’un magistrat, et le rendu prend la forme d’un procès-verbal versé à la procédure. Ce n’est pas une prestation qu’un indépendant peut proposer à une enquête judiciaire.

    Que fait concrètement un analyste du comportement ?

    Le DSC est rattaché au Service central de renseignement criminel du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, au sein de la Division des affaires non élucidées (DiANE). Il travaille essentiellement au profit des unités de recherches. La gendarmerie décrit l’analyse comportementale comme un outil d’aide à l’enquête judiciaire dans le cadre des atteintes criminelles aux personnes, pour les phénomènes sériels mais aussi pour des faits uniques présentant des caractéristiques particulières et sans mobile apparent.

    Trois missions principales sont citées :

    • l’analyse de scènes de crime, pour reconstituer le déroulement des faits et en tirer des éléments de compréhension du passage à l’acte ;
    • l’élaboration d’un profil d’auteur, lorsque celui-ci est inconnu ;
    • l’aide à la mise en œuvre d’une stratégie d’audition dans le cadre de la garde à vue.

    S’y ajoutent l’intervention en alerte enlèvement, l’analyse des suspicions de fausses allégations d’enlèvement d’enfant, l’analyse d’allégations de viols, et des analyses comparatives de cas lors du rapprochement de dossiers criminels ou de l’étude du parcours d’un auteur. Le département assure enfin des missions de formation, notamment auprès de l’École nationale de la magistrature.

    Le DSC est généralement sollicité par le directeur d’enquête et saisi par le magistrat, par soit-transmis ou commission rogatoire. Il peut intervenir à tout moment de la procédure, jusqu’à la mise en examen. La gendarmerie signale toutefois une urgence particulière dès que le corps de la victime présente des éléments d’alerte de comportement criminel particulier, comme une mise en scène de la scène, des inscriptions sur le corps, la multiplicité ou la variété des coups portés, ou l’usage de différents types d’armes.

    Combien y a-t-il de profilers en France ?

    C’est la question que la plupart des fiches métier laissent sans réponse, alors qu’elle conditionne tout le reste. Dans son article « Comment devient-on profiler en France ? », publié le 2 septembre 2024 et mis à jour le 22 avril 2025, l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie donne un effectif précis pour le DSC.

    Composition du Département des sciences du comportement Effectif
    Analystes du comportement 5
    Enquêteurs 2
    Total, tous officiers de police judiciaire 7 militaires

    Source : Unité nationale de police judiciaire, gendarmerie nationale, article du 2 septembre 2024 mis à jour le 22 avril 2025. Un effectif de service évolue : ce chiffre décrit l’état du département à cette date, pas une règle permanente.

    Côté police nationale, la même source indique qu’une des analystes du DSC a exercé comme psycho-criminologue à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) avant de rejoindre la gendarmerie. Aucun effectif public n’est disponible pour la police nationale.

    La gendarmerie ajoute une phrase qui mérite d’être lue avant de construire un projet professionnel sur ce métier : les débouchés sont rares.

    Profiler, profileur criminel, criminologue, analyste du comportement : qui fait quoi

    Ces quatre mots sont utilisés comme des synonymes dans les médias, alors qu’ils ne recouvrent ni le même statut ni la même activité.

    Terme Ce qu’il désigne réellement Statut en France
    Profiler, profileur criminel Terme d’origine américaine repris par la fiction, employé pour désigner celui qui dresse le profil d’un auteur inconnu Aucun intitulé officiel, aucun diplôme d’État, aucun concours portant ce nom
    Analyste du comportement La fonction réelle, exercée au DSC de la gendarmerie : analyse de scène de crime, profil d’auteur, stratégie d’audition Militaire ou policier, officier de police judiciaire, recruté et affecté en interne
    Criminologue Celui qui étudie le phénomène criminel sous ses angles social, psychologique, juridique et statistique, souvent en dehors de l’enquête Profession non réglementée, exercée depuis un métier d’origine (psychologue, juriste, travailleur social, chercheur)
    Psycho-criminologue Psychologue spécialisé dans la compréhension du passage à l’acte, en appui d’un service ou en expertise Fonction exercée depuis un poste de psychologue : l’avis de vacance publié pour le DSC en 2022 demandait un bac+5 en psychocriminologie ou en psychologie, une spécialisation en criminologie et une expérience professionnelle du domaine

    La confusion la plus fréquente concerne les deux premières lignes. Un analyste du comportement fait du profilage, mais tout ce qui relève du profilage ne se fait pas au sein d’un service d’enquête : la méthode s’enseigne et s’applique aussi en analyse de dossiers, en sûreté et en accompagnement, sans aucun pouvoir d’enquête. C’est l’objet d’un parcours en criminologie et profilage accessible dès le bac, qui enseigne la méthode sans ouvrir la porte d’un service d’enquête. Le métier de criminologue relève d’une autre logique encore : ses postes réels et ses voies d’accès sont détaillés dans notre analyse de ce que recouvre réellement le métier de criminologue en France.

    Quelles études pour devenir profiler ?

    Il n’y a pas de parcours unique, et la gendarmerie le dit sans détour : il n’y a pas de voie royale, et les sept officiers du DSC ont tous connu des parcours différents. La constante est une combinaison de trois éléments : un master en psychologie ou en droit, des diplômes universitaires en criminologie ou en psychocriminologie, et des stages.

    Les parcours des officiers du DSC, tels que l’UNPJ les détaille, donnent une image plus utile qu’une liste théorique de formations.

    Officier Formation initiale Spécialisations et expérience
    Chef d’escadron Stéphanie le Maout, qui commande le DSC Maîtrise de droit à Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, master 2 en clinique criminologique et victimologique à Rennes 2 Deux DU à l’Institut de criminologie de Paris-Assas, en sciences criminelles et en sciences criminologiques
    Capitaine Peggy Allimann Master en psychologie clinique et psychopathologique à Besançon DU de psychocriminologie à Lille, DU stress et traumatismes, DU psycho-oncologie ; marine nationale, puis accueil des victimes et brigade des mineurs, puis OCRVP comme psycho-criminologue
    Chef d’escadron Audrey Renard L1 de droit, master 2 en psychologie de la délinquance à l’université de Liège DU de criminologie à Paris 8, plusieurs stages en milieu pénitentiaire
    Capitaine Thibault Duchéne Études de droit et de psychologie Plusieurs DU dont psychopathologie criminelle et criminologie, formation en sciences forensiques à Lausanne, stages en milieu pénitentiaire, concours d’officier de gendarmerie
    Lieutenante Blandine Fontana Licence de droit, master en criminologie à Liège DU de criminologie à Lille, stages en association d’aide aux victimes et en médecine légale, réserve de la gendarmerie pendant ses études

    Deux enseignements se dégagent de ce tableau. Le premier est que la criminologie y arrive toujours en complément d’une formation principale en droit ou en psychologie, jamais à sa place. Audrey Renard le résume ainsi : « La criminologie, c’est le croisement de deux disciplines, le droit et la psychologie. » Le second est que les stages pèsent autant que les diplômes dans la sélection. Stéphanie le Maout met en garde les candidats :

    « On reçoit énormément de CV avec des masters de psychocrimino. Tous les petits DU ont leur importance, car c’est du travail et un investissement supplémentaires en double-cursus du master 1 ou master 2. Ce qui fait également la différence, ce sont les stages réalisés. Si quelqu’un a par exemple fait un stage en médecine légale, cela démontre son intérêt pour le métier. »

    Le second métier du DSC, celui d’enquêteur, suit une logique inverse : il se construit par l’expérience d’enquête. Les deux enquêteurs du département viennent de l’enquête de terrain, en brigade puis en section de recherches, avec une expertise des atteintes aux personnes et, pour l’un d’eux, vingt années en unité de recherches avant son affectation au DSC.

    La condition qui décourage le plus de candidats n’est d’ailleurs pas scolaire. Devenir analyste du comportement suppose d’intégrer la gendarmerie, donc d’en accepter les contraintes : vivre en caserne, être joignable en permanence, travailler parfois le week-end. La commandante du DSC évoque aussi des candidats mis en difficulté par les photographies de scènes de crime, et leur conseille alors de changer d’orientation.

    Peut-on devenir profiler sans être policier ni gendarme ?

    Pour la fonction d’analyste du comportement au DSC, la réponse est non : le poste s’exerce sous statut militaire et suppose la qualité d’officier de police judiciaire. Aucune formation privée, y compris la nôtre, ne donne accès à ce poste, et il faut se méfier de tout organisme qui laisse entendre le contraire.

    Un avis de vacance d’emploi publié au Journal officiel le 5 février 2022 le confirme par l’exemple. Il ouvrait un poste de psychologue spécialiste dans les domaines appliqués à la criminologie, placé sous l’autorité du chef du Département des sciences du comportement, au Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise. Le profil demandé était un bac+5 en psychocriminologie ou en psychologie, complété par une spécialisation en criminologie ou en sciences criminelles et par une expérience professionnelle du domaine. Mais le recrutement se faisait en qualité d’officier commissionné rattaché au corps des officiers de gendarmerie, au grade de lieutenant, avec l’obligation d’exercer la qualité d’officier de police judiciaire. Autrement dit, même la voie qui part d’un diplôme de psychologue passe par le statut militaire.

    En dehors de l’enquête judiciaire, l’analyse comportementale s’applique dans d’autres contextes professionnels : analyse et instruction de dossiers, sûreté et prévention, expertise et conseil, accompagnement social, judiciaire ou pénitentiaire, recherche et enseignement. Ce sont des usages réels de la méthode, mais ce ne sont pas le métier de profiler.

    Quel est le salaire d’un profiler ?

    Aucune grille ne porte le nom de profiler, puisque le poste n’existe pas sous cette appellation. Les rémunérations publiées concernent donc les métiers depuis lesquels on exerce cette analyse, et elles varient d’abord selon le statut d’origine : un militaire ou un policier relève de la grille de la fonction publique d’État et de ses primes, un psychologue en libéral fixe ses honoraires.

    Source publique Rémunération indiquée Périmètre
    CIDJ, fiche métier Profiler, mise en ligne le 27 janvier 2025 2 000 € brut par mois en début de carrière Activité décrite comme exercée par vacation, donc par mission
    MaFormation, fiche « Comment devenir profiler », consultée le 16 septembre 2026 24 000 à 29 000 € brut par an en début de carrière, soit environ 1 680 à 2 030 € net par mois, puis 30 000 à 35 000 € brut par an avec l’ancienneté Rémunération d’un criminologue, dépendante du métier d’origine
    Journal officiel, avis de vacance d’emploi du 5 février 2022, poste de psychologue au Département des sciences du comportement 3 392 à 3 515 € brut par mois à l’issue de la période probatoire de six mois Officier commissionné au grade de lieutenant, grille de rémunération des militaires de la gendarmerie

    Les deux premières lignes sont des ordres de grandeur publiés par des sources d’orientation, pas des rémunérations constatées au DSC. La troisième est la seule rémunération publique rattachée directement à ce département, et elle correspond à un statut d’officier de gendarmerie, pas à un emploi civil. Aucun de ces montants ne décrit un revenu qu’une formation, quelle qu’elle soit, permettrait d’atteindre.

    Se former au profilage quand on n’est pas dans les forces de l’ordre

    Si le poste d’analyste du comportement reste fermé à quiconque n’entre pas dans la gendarmerie ou la police, la méthode, elle, s’apprend et sert ailleurs. C’est la raison d’être de notre parcours : IFORCRIM propose se former à la méthode du profilage comportemental en e-learning, sur 150 heures réparties sur 12 mois, accessible dès le baccalauréat.

    Trois points de transparence, parce qu’ils conditionnent la pertinence de cette démarche. Ce parcours délivre un certificat interne IFORCRIM, et non un diplôme d’État ou un titre universitaire. Il n’ouvre aucun accès aux postes du DSC ni à l’OCRVP. Et il n’est pas éligible au CPF. Ce qu’il apporte est la méthode d’analyse elle-même, ses cas d’application et ses limites, enseignée par les praticiens qui interviennent dans le parcours, dont une criminologue coordinatrice pédagogique et un médecin psychiatre ayant exercé en milieu pénitentiaire.

    Pour celles et ceux qui visent ensuite l’encadrement, le parcours de direction d’une structure en criminologie prend la suite, avec l’Année 1 pour prérequis.

    Le tarif, les modalités de règlement et les conditions pour un financement par un employeur figurent sur le détail des tarifs et du paiement en plusieurs fois. Notre positionnement et la façon dont l’institut s’est construit sont décrits sur la page ce qu’est IFORCRIM et comment l’institut a été conçu.

    Questions fréquentes sur le métier de profiler

    Est-ce que le métier de profiler existe en France ?

    La fonction existe, mais pas sous ce nom. En France, elle s’appelle analyste du comportement et s’exerce au Département des sciences du comportement de la gendarmerie nationale, qui comptait sept militaires, dont cinq analystes et deux enquêteurs, dans l’article que la gendarmerie lui consacre (publié en septembre 2024, mis à jour en avril 2025). Les professionnels concernés rejettent eux-mêmes le terme de profiler, qu’ils jugent trop marqué par les séries télévisées.

    Quelles études pour devenir profiler ?

    Un master 2 en psychologie ou en droit, complété par des diplômes universitaires en criminologie ou en psychocriminologie et par des stages, puis l’intégration de la gendarmerie et la qualité d’officier de police judiciaire. C’est le résumé que donne l’Unité nationale de police judiciaire elle-même. Aucune école française ne forme spécifiquement à ce poste.

    Quel est le rôle d’un profiler dans une enquête ?

    Il analyse la scène de crime, élabore un profil de l’auteur lorsque celui-ci est inconnu, et aide à préparer la stratégie d’audition en garde à vue. Son analyse est rédigée sous forme de procès-verbal intégré à la procédure. Il intervient sur saisine du magistrat, généralement à la demande du directeur d’enquête, et non de sa propre initiative.

    Quel est le salaire d’un profiler ?

    Il n’existe pas de grille propre à ce métier. Le CIDJ indique 2 000 € brut par mois en début de carrière dans sa fiche du 27 janvier 2025, MaFormation 24 000 à 29 000 € brut par an pour un criminologue débutant. Un avis de vacance publié au Journal officiel en février 2022 situe le poste de psychologue du Département des sciences du comportement entre 3 392 et 3 515 € brut par mois, au grade de lieutenant. La rémunération réelle dépend du statut d’origine, le plus souvent celui de la fonction publique d’État.

    Quelle est la différence entre un profiler et un criminologue ?

    Le profilage est une méthode d’analyse appliquée à une affaire précise, exercée en France dans un service d’enquête. La criminologie est l’étude du phénomène criminel dans son ensemble, sous ses angles social, psychologique, juridique et statistique. On peut être criminologue sans jamais faire de profilage, et l’analyse comportementale n’occupe qu’une poignée de postes.

    Peut-on devenir profiler sans passer par la police ou la gendarmerie ?

    Non pour la fonction d’analyste du comportement, qui suppose un statut militaire ou policier et la qualité d’officier de police judiciaire. Des fonctions civiles existent au contact de ces services, notamment pour des psychologues, mais elles restent rares et exigent un titre protégé. Aucune formation privée ne donne accès à ces postes.

    Une formation privée en profilage sert-elle à quelque chose ?

    Elle sert à acquérir une méthode d’analyse et un cadre de lecture du passage à l’acte, utiles en analyse de dossiers, en sûreté, en accompagnement social ou judiciaire. Elle ne remplace ni un master universitaire, ni un concours, ni un recrutement interne, et ne mène pas aux postes d’analyste du comportement.

  • Études de criminologie : quel parcours après le bac

    Décryptages

    Études de criminologie : quel parcours suivre après le bac

    Les études de criminologie ne forment pas, en France, un cursus unique. La criminologie n’existe pas comme licence nationale : elle se prépare par une licence de droit, de psychologie ou de sociologie, puis par un master en criminologie ou en sciences criminelles, ou encore par un diplôme d’université (DU) de criminologie. Comptez trois ans pour la licence et deux de plus pour le master. Un DU se prépare en un an et n’est pas un diplôme national (Onisep, fiche « DU criminologie » consultée le 16 septembre 2026).

    Mis à jour le 18 septembre 2026

    Une précision que la plupart des pages sur le sujet passent sous silence : il existe bel et bien des parcours de criminologie ouverts dès le baccalauréat. L’Université catholique de Lyon recrute sur Parcoursup un double diplôme « Licence de Droit et DU Criminologie », et plusieurs instituts privés proposent des parcours certifiants accessibles avec le bac. Ce sont des voies différentes, avec des conditions d’accès et des coûts très différents. Cette page les met côte à côte.

    Les voies d’études en criminologie, en un tableau

    Durées, niveaux d’entrée et coûts relevés le 16 septembre 2026. Les montants universitaires sont les droits d’inscription nationaux fixés pour l’année 2026-2027, publiés par service-public.gouv.fr (page mise à jour le 20 août 2026).

    Voie Durée Niveau d’entrée Coût annuel Nature du titre
    Licence (droit, psychologie, sociologie) 3 ans Baccalauréat, via Parcoursup 178 € de droits d’inscription, plus 105 € de CVEC Diplôme national
    Master (criminologie, sciences criminelles, droit pénal) 2 ans, 120 crédits ECTS Licence, sur sélection via la plateforme Mon Master 255 € de droits d’inscription, plus 105 € de CVEC Diplôme national
    Doctorat 3 ans en principe Master 398 € de droits d’inscription Diplôme national
    DU de criminologie 1 an Variable : du bac (en double diplôme) au bac+5 Fixé librement par chaque université, en supplément Diplôme d’université, non national, non inscrit au RNCP
    Parcours certifiant d’un institut privé Variable, souvent moins d’un an Baccalauréat le plus souvent Plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros Certificat propre à l’organisme, ni diplôme d’État ni titre universitaire

    Les étudiantes et étudiants boursiers sur critères sociaux sont exonérés des droits d’inscription et de la CVEC, l’exonération étant accordée sur présentation de la notification de bourse. Ce que chaque titre permet réellement d’exercer est une autre question, que nous traitons dans notre analyse de comment devenir criminologue en France.

    Quelles études de criminologie sont possibles après le bac ?

    Trois situations, souvent confondues.

    La licence, la voie majoritaire

    La quasi-totalité des personnes qui étudient la criminologie en France commencent par une licence dans une discipline voisine. La licence de droit donne les fondements du droit pénal et de la procédure pénale. La licence de psychologie apporte la compréhension des comportements et des troubles de la personnalité. La licence de sociologie permet de lire la criminalité comme un fait social. Aucune n’est meilleure dans l’absolu : elles ouvrent sur des masters différents, donc sur des métiers différents.

    Le double diplôme, l’exception que presque personne ne mentionne

    L’Université catholique de Lyon propose un double diplôme « Licence de Droit et DU Criminologie », sur ses campus de Lyon et d’Annecy, avec une candidature uniquement via Parcoursup. C’est donc bien un parcours de criminologie que l’on commence directement après le baccalauréat. L’établissement précise deux conditions que les guides d’orientation ne reprennent jamais : la sélection se fait sur dossier académique, et elle exige un niveau d’anglais B2, apprécié sur une moyenne supérieure ou égale à 15 sur 20 calculée sur les trimestres de première et les deux premiers trimestres de terminale. L’UCLy conseille d’ailleurs de formuler en parallèle un vœu pour la licence de droit classique, compte tenu du nombre de candidatures (ucly.fr, consulté le 16 septembre 2026).

    Le parcours certifiant privé

    Des instituts privés proposent des parcours accessibles dès le bac, sans prérequis disciplinaire. Ils ne délivrent ni diplôme d’État ni titre universitaire, et ne remplacent pas un cursus universitaire si votre projet est la recherche ou un concours. Ils se justifient dans d’autres cas, détaillés plus bas.

    Quel bac pour devenir criminologue ?

    Aucun baccalauréat n’est exigé en particulier, parce qu’aucune formation initiale de criminologie n’impose de série. Ce qui compte est la cohérence avec la licence visée ensuite, et les critères d’admission propres à chaque formation. Voici ce que chaque profil de bac ouvre le plus naturellement.

    Profil de bac Ce qu’il ouvre le plus naturellement Point de vigilance
    Bac général, spécialités HGGSP ou HLP Licence de droit, licence de science politique, double diplôme droit et criminologie Le droit se travaille à l’écrit : la rédaction et l’argumentation pèsent plus que la mémoire
    Bac général, spécialité SES Licence de sociologie, licence de droit La sociologie de la déviance n’apparaît souvent qu’en deuxième ou troisième année
    Bac général, spécialités SVT ou mathématiques Licence de psychologie, qui comporte des statistiques et de la biologie du comportement La psychologie est une licence sélective en nombre de places dans plusieurs académies
    Bac technologique ST2S ou STMG Poursuites d’études dans le social, la santé ou la gestion des risques L’accès direct à une licence de droit reste possible mais demande une mise à niveau
    Bac professionnel Parcours certifiants privés, poursuites d’études courtes Les masters universitaires de criminologie restent accessibles, mais après un parcours plus long

    Un point pratique souvent négligé : pour le double diplôme de l’UCLy, c’est la moyenne d’anglais qui fait la différence, pas la spécialité choisie. Vérifiez toujours les critères affichés sur la fiche Parcoursup de la formation visée plutôt que de vous fier à une règle générale.

    Licence, master, DU : ce que chaque niveau apporte

    La confusion la plus fréquente porte sur le DU, que beaucoup prennent pour un diplôme d’État.

    La licence donne le socle disciplinaire. La criminologie n’y apparaît en général que par quelques enseignements, en deuxième ou troisième année.

    Le master est le niveau où la criminologie devient un objet d’étude à part entière. L’Université de Bordeaux propose ainsi un Master Criminologie rattaché à la mention « Droit pénal et sciences criminelles », avec des séminaires assurés par des magistrats, des policiers et des avocats. L’entrée en première année de master se fait sur sélection, via la plateforme nationale Mon Master.

    Le diplôme d’université est conçu, géré et délivré de façon autonome par une université. L’Onisep le formule sans ambiguïté : le DU « n’est pas un diplôme national », il est « non inscrit au RNCP », sauf démarche spécifique de l’université qui le dispense, et son recrutement se fait en prenant directement contact avec l’établissement. Sa durée varie de un à trois ans selon le diplôme préparé, et son niveau d’accès va du bac au bac+5 (Onisep, consulté le 16 septembre 2026).

    Concrètement, les conditions varient beaucoup d’une université à l’autre. Le DU Criminologie de l’Université Paris 8 représente 239 heures d’enseignements théoriques et pratiques pour 50 places, s’adresse aux étudiants de droit à partir de la deuxième année ainsi qu’aux titulaires d’une licence ou d’un diplôme professionnel de niveau bac+2 dans les champs sanitaire, social, policier ou éducatif. Ses candidatures en ligne sont ouvertes du 4 mai au 12 juin 2026, avec une session complémentaire du 20 août au 4 septembre 2026, et ses droits d’inscription s’élèvent à 264 € en formation initiale (univ-paris8.fr, consulté le 16 septembre 2026). Celui de l’UCLy s’organise en six unités d’enseignement, la dernière étant un mémoire de fin de DU, et coûte 750 € par an qui s’ajoutent aux frais de scolarité de sa licence de droit.

    Où étudier la criminologie en France : universités et écoles

    Il n’existe pas d’« école de criminologie » unique en France, au sens d’un établissement national dédié qui délivrerait le titre. L’offre se répartit entre trois familles.

    • Les universités publiques, qui portent les masters et la plupart des DU. Le moteur de recherche de l’Onisep ne référence d’ailleurs que trois établissements sous l’intitulé exact « DU criminologie » au 16 septembre 2026 : l’Institut d’études judiciaires et l’UFR Droit, sciences économiques et gestion de l’Université de Lorraine à Nancy, et l’UFR Droit de l’Université Paris 8 à Saint-Denis. Ce chiffre ne reflète pas l’offre réelle, car d’autres universités inscrivent le même enseignement sous un intitulé différent. C’est une limite de l’annuaire, pas du marché : ne concluez pas d’une absence sur l’Onisep qu’une formation n’existe pas.
    • Les universités privées et instituts catholiques, comme l’UCLy, qui proposent des doubles diplômes avec des frais de scolarité qui leur sont propres.
    • Les organismes de formation privés, qui délivrent des certificats internes, souvent à distance. IFORCRIM, institut du Groupe ITS, en fait partie avec son parcours de criminologie et profilage en e-learning.

    Si la question du format vous importe autant que celle du niveau, nous comparons les options à distance dans notre comparatif des formations de criminologie à distance.

    Quelles matières sont enseignées en criminologie ?

    Le contenu varie selon le niveau, mais un noyau revient partout. Le programme du DU de l’UCLy, public et détaillé, en donne une image fidèle : introduction à la criminologie et criminologie appliquée, droit pénal et procédure pénale, psychologie criminelle de l’auteur et de la victime, sociologie criminelle, systèmes pénaux étrangers, droit et pratique de la médecine légale, cybercriminalité, justice des mineurs, droit pénal européen, psychiatrie criminelle, droit pénitentiaire, criminalistique, droit pénal des affaires, criminalité organisée et justice pénale internationale, complétés par un mémoire.

    Deux remarques utiles avant de choisir. D’abord, la part de droit est dominante dans les cursus adossés à une faculté de droit, et la part de clinique dans ceux adossés à la psychologie : regardez la maquette, pas l’intitulé. Ensuite, la criminalistique, c’est-à-dire l’analyse des traces, est une discipline distincte de la criminologie, qui étudie le phénomène criminel. Beaucoup de candidatures se trompent de porte à cause de cette confusion.

    Combien coûtent réellement des études de criminologie ?

    C’est l’information la plus difficile à réunir, parce que chaque établissement la publie séparément. Pour un parcours universitaire complet en cinq ans, les droits d’inscription nationaux représentent 3 × 178 € puis 2 × 255 €, soit 1 044 €, auxquels s’ajoutent cinq années de CVEC à 105 €, soit 525 €. Un peu plus de 1 500 € sur cinq ans, hors frais de vie étudiante, et zéro pour un étudiant boursier exonéré.

    Cette somme ne comprend ni les frais propres à un DU, fixés librement par chaque université et qui s’ajoutent aux droits nationaux, ni les frais de scolarité d’un établissement privé. Le coût réel d’un parcours dépend donc bien plus du type d’établissement que du nombre d’années.

    Comment choisir entre ces parcours

    Quatre critères, dans cet ordre.

    1. Votre projet. Recherche et enseignement, concours de la fonction publique, exercice en complément d’un métier existant : ces trois projets n’appellent pas le même parcours. Le premier impose l’université jusqu’au doctorat.
    2. Votre point de départ. Sortir du lycée, reprendre des études à 35 ans en travaillant ou compléter un diplôme déjà obtenu ne conduisent pas aux mêmes portes d’entrée.
    3. Les conditions d’accès réelles. Nombre de places, sélection sur dossier, exigence de langue, calendrier de candidature : ce sont elles qui décident, pas la brochure.
    4. Le format. Présentiel, distanciel, rythme compatible avec un emploi.

    Quatre idées reçues sur les études de criminologie

    « Il existe une licence de criminologie. » Non, pas comme diplôme national. Mais un double diplôme associant la licence de droit et un DU de criminologie existe et recrute sur Parcoursup.

    « Il faut un bac précis. » Non. Aucune série n’est imposée. En revanche des critères d’admission précis existent, et ils portent souvent sur autre chose que la spécialité, comme la moyenne d’anglais à l’UCLy.

    « La criminologie ne s’étudie qu’à partir de bac+5. » Non. Le DU de Paris 8 s’ouvre dès la deuxième année de licence de droit, et aux titulaires d’un bac+2 d’une autre discipline sur examen du dossier.

    « Toutes ces formations délivrent un diplôme reconnu par l’État. » Non, et la nuance est importante. La licence, le master et le doctorat sont des diplômes nationaux. Un DU ne l’est pas. Un certificat délivré par un organisme privé n’est ni l’un ni l’autre : c’est un document propre à cet organisme.

    L’alternative d’un parcours professionnalisant accessible dès le bac

    Le cursus universitaire a une limite que personne ne conteste : il demande cinq ans, un rythme d’étudiant à temps plein et une sélection à l’entrée du master. Pour une personne qui travaille, qui se réoriente ou qui veut d’abord vérifier que le sujet lui convient, ce n’est pas toujours la bonne première marche.

    C’est l’espace qu’occupent les parcours certifiants privés. IFORCRIM, institut du Groupe ITS, propose une formation en criminologie et profilage accessible dès le baccalauréat : 150 heures réparties sur 12 mois, 100 % en e-learning, sans prérequis en criminologie. Elle donne lieu à un certificat interne, qui n’est ni un diplôme d’État, ni un titre universitaire, ni un titre inscrit au RNCP, et elle n’est pas éligible au compte personnel de formation. Les enseignements sont assurés par des praticiennes et praticiens qui exercent, et le parcours se poursuit par une seconde année, Directeur d’agence en criminologie, ouverte aux titulaires de la première.

    À qui cette voie ne convient pas : si le projet vise la recherche, l’enseignement supérieur ou un concours qui exige un diplôme national, c’est le cursus universitaire décrit plus haut qu’il faut viser. Elle a du sens dans deux autres cas : comme spécialisation ajoutée à un métier déjà exercé, ou comme première structuration d’un intérêt sérieux avant de s’engager dans cinq ans d’études. Le détail des tarifs et des modalités de règlement figure sur notre page consacrée aux modalités de prise en charge et de paiement.

    Questions fréquentes sur les études de criminologie

    Quelles études faut-il faire pour devenir criminologue ?

    Le parcours le plus fréquent est une licence de droit, de psychologie ou de sociologie en trois ans, suivie d’un master en criminologie ou en sciences criminelles en deux ans. Un diplôme d’université de criminologie peut compléter ce parcours, ou être suivi de façon autonome. Il n’existe pas de diplôme d’État unique portant le nom de criminologue.

    Quel bac faut-il pour être criminologue ?

    Aucun baccalauréat n’est exigé en particulier. Un bac général avec des spécialités de sciences humaines comme HGGSP, HLP ou SES prépare bien aux licences de droit, de sociologie et de psychologie, qui sont les portes d’entrée habituelles. Les critères d’admission des formations sélectives portent souvent sur le dossier et sur le niveau de langue plutôt que sur la spécialité suivie.

    Combien de temps durent les études de criminologie ?

    Comptez cinq ans pour atteindre le niveau master, soit trois ans de licence et deux ans de master. Un doctorat ajoute trois années en principe. Un diplôme d’université se prépare en un an, parfois jusqu’à trois selon le diplôme préparé, d’après l’Onisep.

    Existe-t-il une licence de criminologie en France ?

    Il n’existe pas de licence de criminologie comme diplôme national. Il existe en revanche un double diplôme associant une licence de droit et un DU de criminologie, proposé par l’Université catholique de Lyon sur ses campus de Lyon et d’Annecy, avec une candidature via Parcoursup.

    Où étudier la criminologie en France ?

    Dans les universités publiques qui portent les masters et les DU, comme l’Université de Bordeaux, l’Université Paris 8 ou l’Université de Lorraine, dans les universités privées comme l’UCLy, et dans des organismes de formation privés qui délivrent des certificats internes. Il n’existe pas d’école nationale de criminologie unique.

    Peut-on étudier la criminologie sans le bac ?

    Les cursus universitaires supposent le baccalauréat ou un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU), qui en tient lieu. Le parcours d’IFORCRIM demande également le baccalauréat ou un équivalent. Aucune des voies décrites sur cette page n’est donc accessible sans l’un ou l’autre.

    Quelles spécialités choisir au lycée pour la criminologie ?

    Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, Humanités, littérature et philosophie, et Sciences économiques et sociales sont les plus cohérentes avec les licences de droit et de sociologie. Une spécialité scientifique reste pertinente pour la licence de psychologie, qui comporte des statistiques. Aucune combinaison n’est obligatoire.

    Le DU de criminologie est-il un diplôme reconnu ?

    Un diplôme d’université est conçu, géré et délivré de manière autonome par une université. Ce n’est pas un diplôme national et il n’est pas inscrit au RNCP, sauf si l’université qui le dispense en fait la démarche, précise l’Onisep. Il conserve sa valeur académique et professionnelle propre, mais il ne s’agit pas d’un diplôme d’État au même titre qu’une licence ou un master.

  • Criminologue : métier, salaire et accès en France

    Décryptages

    Comment devenir criminologue en France

    Un criminologue est un professionnel qui étudie le phénomène criminel, ses causes, le comportement des auteurs et la situation des victimes, afin d’éclairer une décision judiciaire, une prise en charge ou une politique de prévention. En France, la criminologie n’est pas une profession réglementée : il n’existe ni titre protégé, ni ordre professionnel, ni concours de recrutement intitulé « criminologue ». Elle s’exerce donc comme une spécialité ajoutée à un métier principal, le plus souvent dans la police, la gendarmerie, la justice, l’administration pénitentiaire, le travail social, la psychologie ou la recherche.

    Mis à jour le 18 septembre 2026

    Cette réalité change complètement la façon de s’orienter. La question utile n’est pas « quel diplôme donne le titre de criminologue », puisque aucun ne le donne, mais « quel poste vais-je occuper, et que faut-il pour y accéder ». C’est à cette question que répond cette page : ce que recouvre le métier, ce que paient réellement les postes concernés d’après les grilles publiques, et quelle voie correspond à votre situation de départ.

    Qu’est-ce qu’un criminologue ? Définition et missions réelles

    La criminologie est une discipline qui croise le droit pénal, la psychologie, la sociologie et les sciences du comportement pour comprendre pourquoi un acte criminel a été commis et comment en limiter la répétition. Le criminologue n’est ni un enquêteur, ni un technicien de scène de crime : il travaille sur l’analyse et l’interprétation, pas sur le prélèvement de traces.

    Selon le poste occupé, ses missions relèvent de trois registres.

    • Analyser. Comprendre les facteurs individuels, familiaux, sociaux et environnementaux qui conduisent au passage à l’acte, et resituer un fait dans son contexte.
    • Accompagner et prévenir. Évaluer un risque de récidive, suivre une personne placée sous main de justice, concevoir un programme de réinsertion ou une action de prévention.
    • Conseiller. Éclairer une juridiction, un service d’enquête, une administration ou une collectivité sur la lecture d’un phénomène criminel.

    Le quotidien est très majoritairement un travail de dossier, d’entretien et d’écriture. C’est le premier écart avec l’image véhiculée par les séries, et c’est aussi le point sur lequel beaucoup de projets de reconversion se construisent sur une idée fausse.

    La criminologie est-elle une profession réglementée en France ?

    Non. En France, aucun texte ne protège le titre de criminologue, aucun ordre professionnel ne le délivre et aucune fiche de poste de la fonction publique ne porte cet intitulé seul. La conséquence est double, et les deux volets comptent.

    Premier volet : personne ne peut vous interdire de vous présenter comme criminologue. Il n’existe pas d’exercice illégal de la criminologie comme il existe un exercice illégal de la médecine. Cela explique la grande hétérogénéité des personnes qui se revendiquent de ce titre.

    Second volet, plus important pour votre projet : ce titre ne vous ouvre aucun poste par lui-même. Ce qui vous fait recruter, c’est le métier que vous exercez, obtenu par un concours, un diplôme d’État ou une expérience, et la criminologie vient s’y ajouter comme une compétence. Dans une tribune publiée le 9 janvier 2025 sur Le Village de la Justice, l’avocate Martine Bouccara constatait que la profession de criminologue n’est pas reconnue en France, alors qu’elle l’est en Belgique et aux États-Unis, et que le cadre de la fonction y reste flou.

    La comparaison avec le Québec est éclairante, d’autant que les recherches sur le mot « criminologue » ramènent souvent des pages québécoises. Là-bas, l’Ordre professionnel des criminologues du Québec encadre un titre réservé : pour le porter légalement, il faut détenir un permis délivré par l’Ordre et être inscrit à son tableau des membres, ce qui suppose un diplôme donnant ouverture au permis, par exemple le baccalauréat en criminologie de l’Université Laval ou celui de l’Université de Montréal en orientation intervention ou clinique. Rien de tel n’existe en France, et un parcours québécois ne crée pas non plus de droit particulier une fois revenu en France.

    Il faut le dire clairement, parce que c’est ce que beaucoup d’organismes évitent de formuler : si l’on vous promet un titre de criminologue reconnu par l’État, la promesse est fausse, puisque ce titre n’existe pas dans le droit français.

    Criminologue, criminaliste, profiler : ce qui les distingue

    Les trois termes sont utilisés l’un pour l’autre dans la presse et les fictions, alors qu’ils désignent des activités différentes et des voies d’accès différentes.

    Appellation Objet du travail Où il exerce en France
    Criminologue Comprendre et expliquer le phénomène criminel, évaluer un risque, éclairer une décision Spécialité ajoutée à un poste existant, dans la justice, la police, le pénitentiaire, le social ou la recherche
    Criminaliste Exploiter les traces et les indices matériels par des méthodes scientifiques et techniques Police technique et scientifique, Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, laboratoires
    Profiler Construire un profil comportemental d’auteur à partir de l’analyse de la scène et du dossier Fonction rare, exercée en France au sein d’unités spécialisées et non comme un métier ouvert au recrutement direct

    Cette confusion a un coût concret : elle oriente des candidats vers des formations qui ne préparent pas au métier qu’ils visaient. Si c’est l’analyse comportementale qui vous attire plutôt que la criminologie au sens large, regardez d’abord ce que recouvre réellement le métier de profiler avant de choisir un parcours.

    Où travaille un criminologue ? Les postes qui existent réellement

    Puisqu’il n’existe pas d’offre d’emploi intitulée « criminologue », la bonne façon de lire les débouchés est de partir des postes réels sur lesquels une compétence criminologique est utilisée et valorisée.

    Dans la justice et l’administration pénitentiaire

    Le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, recruté par concours du ministère de la Justice, évalue les situations, prépare les décisions judiciaires et accompagne les personnes condamnées vers la réinsertion. Les fonctions de magistrat, d’avocat pénaliste, d’assistant de justice ou de délégué du procureur mobilisent également cette grille de lecture.

    Dans la police et la gendarmerie

    La compréhension du fait criminel est une compétence recherchée pour les concours de gardien de la paix, d’officier de police ou de sous-officier de gendarmerie, et un atout pour évoluer en interne vers des unités d’analyse. L’accès reste conditionné au concours, jamais à une formation en criminologie seule.

    Dans le social, la santé mentale et la protection de l’enfance

    Psychologues, éducateurs spécialisés, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse et travailleurs sociaux exercent au contact direct des auteurs comme des victimes. Pour les métiers de la psychologie, le diplôme d’État reste obligatoire : une formation en criminologie ne s’y substitue pas.

    Dans la recherche, l’enseignement et le conseil

    Enseignants-chercheurs, formateurs, consultants, experts sollicités ponctuellement par des juridictions ou des collectivités, journalistes spécialisés. Ces activités se construisent presque toujours sur une réputation et des travaux publiés, rarement sur un premier emploi.

    Quel est le salaire d’un criminologue ?

    Il n’existe pas de salaire de criminologue, pour la raison déjà donnée : ce n’est pas un poste. Les fourchettes larges que l’on lit un peu partout, de 1 600 à 4 000 euros bruts par mois sur les fiches métier de Hellowork et de la Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé de l’Université catholique de Lille consultées le 16 septembre 2026, agrègent en réalité des postes très différents. Elles ne décrivent aucune carrière précise.

    Les montants ci-dessous sont plus utiles, parce qu’ils correspondent à des postes réels, avec des grilles publiées par les administrations qui recrutent. Ce sont des rémunérations nettes mensuelles approximatives, telles que ces administrations les publient.

    Poste réellement occupé Début de carrière Fin de carrière Source et date
    Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, élève en formation à l’ENAP 1 875 € net par mois, hors primes de stage Sans objet La Justice recrute, ministère de la Justice, montants au 1er janvier 2024
    Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, après titularisation 2 345 € net par mois Jusqu’à 3 606 € net par mois La Justice recrute, ministère de la Justice, montants au 1er janvier 2024
    Gardien de la paix 2 344 € en Île-de-France, 2 162 € en province 3 917 € en Île-de-France, 3 704 € en province Police nationale, ministère de l’Intérieur, page publiée le 21 mars 2024
    Officier de police 2 601 € en Île-de-France, 2 439 € en province 5 413 € en Île-de-France, 5 196 € en province Police nationale, ministère de l’Intérieur, page publiée le 21 mars 2024

    Trois lectures à retenir de ce tableau. La rémunération dépend du corps et de l’échelon, pas du niveau de spécialisation en criminologie. La progression est lente mais régulière dans la fonction publique, et une part des revenus vient des primes et indemnités, qui varient selon les fonctions et l’affectation. Enfin, l’activité de conseil ou d’expertise indépendante en criminologie se pratique le plus souvent en vacations ponctuelles, ce qui en fait rarement un revenu principal en début de parcours.

    Ces montants sont ceux de postes de la fonction publique, accessibles par concours. Ils ne constituent ni une projection de revenus ni un résultat attendu d’une formation en criminologie, quelle qu’elle soit.

    Quelles voies d’accès selon votre situation de départ ?

    C’est la question qui décide vraiment de votre plan, et la réponse n’est pas la même pour un lycéen et pour un gardien de la paix en poste. Quatre situations de départ couvrent la très grande majorité des projets.

    Votre situation aujourd’hui La voie la plus directe Le point de vigilance
    Lycéen ou étudiant en début de cursus Licence en droit, en psychologie ou en sociologie, puis master spécialisé ou diplôme universitaire de criminologie Les masters de sciences criminelles sont très sélectifs et peu nombreux. Prévoyez un second choix dès la candidature.
    Déjà en poste dans la police, la gendarmerie, la justice, le pénitentiaire ou le social Spécialisation en criminologie en complément du poste occupé, en formation continue C’est la voie la plus économique en temps, parce que le poste existe déjà. La spécialisation sert l’évolution interne, pas une reconversion complète.
    En reconversion, sans lien avec le secteur Un concours pour accéder à un poste, et une formation spécialisée pour acquérir la culture criminologique Une formation privée, quelle qu’elle soit, ne donne jamais accès à un poste de la fonction publique. Seul le concours le fait.
    Déjà diplômé à bac+5 dans une discipline connexe Diplôme universitaire de criminologie ou spécialisation professionnelle, en appui du titre déjà obtenu La valeur vient de la combinaison entre votre diplôme initial et la spécialisation, rarement de la spécialisation seule.

    Le cursus universitaire mérite un examen à part entière, parce que le choix du bac, celui de la licence et celui du master conditionnent des années de parcours. Nous le traitons dans une page dédiée, avec le détail des licences, masters et DU de criminologie et les critères de sélection de chaque voie.

    Se former à la criminologie sans passer par l’université

    Une partie des personnes qui se renseignent sur ce métier ne sont pas en situation de reprendre cinq années d’études : elles travaillent, ont des charges, et cherchent une culture criminologique solide plutôt qu’un titre universitaire. C’est une demande légitime, à condition d’être lucide sur ce qu’une formation privée apporte et sur ce qu’elle n’apporte pas.

    Ce qu’elle apporte : une compréhension structurée du phénomène criminel, des méthodes d’analyse, du droit pénal et de la procédure, et un vocabulaire professionnel qui change la façon de lire un dossier ou de préparer un concours. Ce qu’elle n’apporte pas : un titre protégé, qui n’existe pas en France, ni un accès automatique à un poste public, qui passe par le concours.

    C’est dans ce cadre que se situe le parcours Criminologue d’IFORCRIM, accessible dès le bac et suivi intégralement à distance. Il se déroule sur 12 mois, représente 150 heures, et associe 36 cours mis en ligne progressivement à 36 conférences thématiques, avec une visioconférence hebdomadaire le jeudi de 12h à 13h30 hors vacances scolaires. La validation repose sur 7 QCM avec une moyenne d’au moins 12 sur 20, complétés par une validation pratique au choix : un stage de 35 heures minimum, un mémoire académique ou un cycle de trois ateliers en pédocriminalité. Le parcours donne lieu à un certificat interne IFORCRIM, ou à une attestation de fin de parcours selon les cas, ce qui est dit explicitement et sans ambiguïté : ce n’est pas un titre d’État.

    Le programme couvre sept parties, de la science du crime aux profils criminels en passant par le droit pénal, la justice des mineurs et la mesure de la délinquance. Vous pouvez parcourir le détail des 36 cours répartis en sept parties avant de vous décider, ainsi que les praticiennes et praticiens qui interviennent dans le parcours, puisque sur ce sujet la qualité des intervenants compte davantage que l’intitulé affiché.

    Côté budget, le parcours n’est pas éligible au compte personnel de formation. Le règlement peut être échelonné, et une prise en charge par l’employeur reste possible dans le cadre du plan de développement des compétences : les modalités de règlement et de prise en charge employeur sont détaillées sur le site. Si vous voulez comprendre le positionnement de l’institut avant d’aller plus loin, la démarche d’IFORCRIM est expliquée sur sa page de présentation.

    Questions fréquentes sur le métier de criminologue

    Quelles études pour devenir criminologue ?

    La voie universitaire classique consiste à obtenir une licence en droit, en psychologie ou en sociologie, puis un master de sciences criminelles ou un diplôme universitaire de criminologie. Les diplômes universitaires sont propres à chaque université et leur durée varie généralement de un à trois ans, certains étant accessibles en formation continue. Aucun de ces cursus ne délivre un titre de criminologue, puisque ce titre n’existe pas en droit français.

    Quel est le rôle d’un criminologue ?

    Son rôle est d’analyser le phénomène criminel pour éclairer une décision. Cela recouvre l’étude des facteurs qui mènent au passage à l’acte, l’évaluation d’un risque de récidive, l’accompagnement vers la réinsertion et le conseil auprès des juridictions, des services d’enquête ou des institutions. Il ne mène pas l’enquête et n’exploite pas les traces matérielles, qui relèvent respectivement des enquêteurs et des criminalistes.

    Quels sont les métiers liés à la criminologie ?

    Les principaux sont conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, éducateur spécialisé, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, psychologue en milieu carcéral, gardien de la paix, officier de police, sous-officier de gendarmerie, magistrat, avocat pénaliste, enseignant-chercheur et victimologue. Chacun a sa propre voie d’accès, concours ou diplôme d’État, à laquelle la criminologie s’ajoute comme spécialité.

    Où travailler en tant que criminologue ?

    Les employeurs réels sont l’administration pénitentiaire et les services pénitentiaires d’insertion et de probation, la police nationale et la gendarmerie, les juridictions, la protection judiciaire de la jeunesse, les établissements hospitaliers et médico-sociaux, les associations de prévention et d’aide aux victimes, les universités et les centres de recherche. Le secteur privé offre des missions de conseil et d’expertise, le plus souvent ponctuelles.

    Peut-on devenir criminologue sans passer par l’université ?

    Juridiquement, oui, puisque aucun diplôme n’est exigé pour se dire criminologue en France. En pratique, la question à se poser est différente : le poste que vous visez, lui, a presque toujours des conditions d’accès précises, concours ou diplôme d’État. Une formation spécialisée hors université apporte une culture criminologique utilisable dans un poste ou pour préparer un concours, mais elle ne remplace ni l’un ni l’autre.

    Quelle est la différence entre un psychologue et un criminologue ?

    Le titre de psychologue est protégé par la loi et suppose un diplôme d’État, généralement un master de psychologie. Celui de criminologue ne l’est pas. Un psychologue peut se spécialiser en criminologie et intervenir en milieu pénitentiaire ou en expertise, alors qu’une formation en criminologie ne permet en aucun cas d’exercer comme psychologue.

    Quel est le salaire net d’un criminologue ?

    Il faut raisonner par poste occupé. Un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation perçoit 1 875 euros nets par mois pendant sa formation à l’ENAP, puis de 2 345 à 3 606 euros nets après titularisation, d’après les montants au 1er janvier 2024 publiés par le ministère de la Justice. Un gardien de la paix débute à 2 344 euros nets en Île-de-France et 2 162 euros en province, d’après la page de la Police nationale publiée le 21 mars 2024. Les fourchettes de 1 600 à 4 000 euros bruts que l’on trouve sur les fiches métier mélangent des postes trop différents pour servir de repère.

    Par où commencer

    Trois décisions, dans cet ordre. D’abord, identifiez le poste que vous visez réellement, pas le titre : c’est lui qui détermine tout le reste. Ensuite, vérifiez sa condition d’accès, concours ou diplôme d’État, et le calendrier que cela suppose. Enfin seulement, choisissez la formation en criminologie qui vous donnera la culture et la méthode nécessaires pour tenir ce poste ou préparer ce concours.

    Prise dans cet ordre, la criminologie cesse d’être un titre inaccessible pour devenir ce qu’elle est vraiment en France : une compétence qui se greffe sur un métier et qui en change l’exercice.