Métier de profiler en France : ce que recouvre vraiment le poste
Le profiler est, en France, un analyste du comportement : il étudie le déroulement d’un crime et le comportement de son auteur pour aider les enquêteurs à comprendre le passage à l’acte et à orienter leurs investigations. « Profiler » n’est pas un intitulé de métier officiel en France : la fonction s’exerce sous le nom d’analyste du comportement, au sein du Département des sciences du comportement (DSC) de la gendarmerie nationale, et elle suppose d’être d’abord militaire ou policier. Dans l’article que l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie consacre à ce département, publié en septembre 2024 et mis à jour en avril 2025, il compte sept militaires, dont cinq analystes du comportement et deux enquêteurs.
Mis à jour le 18 septembre 2026
C’est l’écart entre ce chiffre et la popularité du mot qui explique la plupart des malentendus sur ce métier. Cette page décrit la fonction telle que les sources publiques françaises la documentent : ce que fait le service, comment on y entre, ce que gagnent les professionnels concernés, et ce qu’une formation privée permet ou ne permet pas.
Qu’est-ce qu’un profiler ?
Un profiler est un professionnel qui analyse les éléments d’une affaire criminelle, la scène de crime, la victimologie et les modes opératoires, pour établir des hypothèses sur le comportement et le profil de l’auteur. Le terme vient des États-Unis, où le FBI fait appel à ces spécialistes du comportement humain pour résoudre des affaires. En français, on parle de profilage criminel, et les professionnels qui exercent cette analyse en France emploient le terme d’analyse comportementale.
La distinction n’est pas cosmétique. Les analystes du DSC, interrogés par l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie, disent explicitement rejeter l’appellation de profiler, qu’ils jugent trop marquée par la fiction, et tiennent au nom français de leur métier, jugé plus cohérent avec la réalité du terrain. Leur travail s’effectue, selon leurs propres termes, avec « une méthodologie précise et une rigueur intellectuelle ».
Pourquoi le mot « profiler » ne désigne pas un métier en France
Trois faits publics expliquent ce décalage, et ils se vérifient tous les trois.
Il n’existe pas de diplôme d’État de profiler. Aucun titre, aucun concours et aucune filière ne portent ce nom. Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) écrit dans sa fiche métier, mise en ligne le 27 janvier 2025, que cette profession n’est pas reconnue en tant que telle en France, et que le profiler y est avant tout un expert en sciences du crime.
Il n’existe aucune école qui y forme directement. La gendarmerie est explicite sur ce point : aucune école française ne forme spécifiquement aux deux métiers du DSC, et aucune université ne propose de cursus complet et professionnalisant en psychocriminologie appliquée à l’enquête criminelle, contrairement à certains pays comme le Canada.
La fonction est interne aux forces de l’ordre. L’analyse comportementale s’exerce dans un service de police judiciaire, sur saisine d’un magistrat, et le rendu prend la forme d’un procès-verbal versé à la procédure. Ce n’est pas une prestation qu’un indépendant peut proposer à une enquête judiciaire.
Que fait concrètement un analyste du comportement ?
Le DSC est rattaché au Service central de renseignement criminel du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, au sein de la Division des affaires non élucidées (DiANE). Il travaille essentiellement au profit des unités de recherches. La gendarmerie décrit l’analyse comportementale comme un outil d’aide à l’enquête judiciaire dans le cadre des atteintes criminelles aux personnes, pour les phénomènes sériels mais aussi pour des faits uniques présentant des caractéristiques particulières et sans mobile apparent.
Trois missions principales sont citées :
- l’analyse de scènes de crime, pour reconstituer le déroulement des faits et en tirer des éléments de compréhension du passage à l’acte ;
- l’élaboration d’un profil d’auteur, lorsque celui-ci est inconnu ;
- l’aide à la mise en œuvre d’une stratégie d’audition dans le cadre de la garde à vue.
S’y ajoutent l’intervention en alerte enlèvement, l’analyse des suspicions de fausses allégations d’enlèvement d’enfant, l’analyse d’allégations de viols, et des analyses comparatives de cas lors du rapprochement de dossiers criminels ou de l’étude du parcours d’un auteur. Le département assure enfin des missions de formation, notamment auprès de l’École nationale de la magistrature.
Le DSC est généralement sollicité par le directeur d’enquête et saisi par le magistrat, par soit-transmis ou commission rogatoire. Il peut intervenir à tout moment de la procédure, jusqu’à la mise en examen. La gendarmerie signale toutefois une urgence particulière dès que le corps de la victime présente des éléments d’alerte de comportement criminel particulier, comme une mise en scène de la scène, des inscriptions sur le corps, la multiplicité ou la variété des coups portés, ou l’usage de différents types d’armes.
Combien y a-t-il de profilers en France ?
C’est la question que la plupart des fiches métier laissent sans réponse, alors qu’elle conditionne tout le reste. Dans son article « Comment devient-on profiler en France ? », publié le 2 septembre 2024 et mis à jour le 22 avril 2025, l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie donne un effectif précis pour le DSC.
| Composition du Département des sciences du comportement | Effectif |
|---|---|
| Analystes du comportement | 5 |
| Enquêteurs | 2 |
| Total, tous officiers de police judiciaire | 7 militaires |
Source : Unité nationale de police judiciaire, gendarmerie nationale, article du 2 septembre 2024 mis à jour le 22 avril 2025. Un effectif de service évolue : ce chiffre décrit l’état du département à cette date, pas une règle permanente.
Côté police nationale, la même source indique qu’une des analystes du DSC a exercé comme psycho-criminologue à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) avant de rejoindre la gendarmerie. Aucun effectif public n’est disponible pour la police nationale.
La gendarmerie ajoute une phrase qui mérite d’être lue avant de construire un projet professionnel sur ce métier : les débouchés sont rares.
Profiler, profileur criminel, criminologue, analyste du comportement : qui fait quoi
Ces quatre mots sont utilisés comme des synonymes dans les médias, alors qu’ils ne recouvrent ni le même statut ni la même activité.
| Terme | Ce qu’il désigne réellement | Statut en France |
|---|---|---|
| Profiler, profileur criminel | Terme d’origine américaine repris par la fiction, employé pour désigner celui qui dresse le profil d’un auteur inconnu | Aucun intitulé officiel, aucun diplôme d’État, aucun concours portant ce nom |
| Analyste du comportement | La fonction réelle, exercée au DSC de la gendarmerie : analyse de scène de crime, profil d’auteur, stratégie d’audition | Militaire ou policier, officier de police judiciaire, recruté et affecté en interne |
| Criminologue | Celui qui étudie le phénomène criminel sous ses angles social, psychologique, juridique et statistique, souvent en dehors de l’enquête | Profession non réglementée, exercée depuis un métier d’origine (psychologue, juriste, travailleur social, chercheur) |
| Psycho-criminologue | Psychologue spécialisé dans la compréhension du passage à l’acte, en appui d’un service ou en expertise | Fonction exercée depuis un poste de psychologue : l’avis de vacance publié pour le DSC en 2022 demandait un bac+5 en psychocriminologie ou en psychologie, une spécialisation en criminologie et une expérience professionnelle du domaine |
La confusion la plus fréquente concerne les deux premières lignes. Un analyste du comportement fait du profilage, mais tout ce qui relève du profilage ne se fait pas au sein d’un service d’enquête : la méthode s’enseigne et s’applique aussi en analyse de dossiers, en sûreté et en accompagnement, sans aucun pouvoir d’enquête. C’est l’objet d’un parcours en criminologie et profilage accessible dès le bac, qui enseigne la méthode sans ouvrir la porte d’un service d’enquête. Le métier de criminologue relève d’une autre logique encore : ses postes réels et ses voies d’accès sont détaillés dans notre analyse de ce que recouvre réellement le métier de criminologue en France.
Quelles études pour devenir profiler ?
Il n’y a pas de parcours unique, et la gendarmerie le dit sans détour : il n’y a pas de voie royale, et les sept officiers du DSC ont tous connu des parcours différents. La constante est une combinaison de trois éléments : un master en psychologie ou en droit, des diplômes universitaires en criminologie ou en psychocriminologie, et des stages.
Les parcours des officiers du DSC, tels que l’UNPJ les détaille, donnent une image plus utile qu’une liste théorique de formations.
| Officier | Formation initiale | Spécialisations et expérience |
|---|---|---|
| Chef d’escadron Stéphanie le Maout, qui commande le DSC | Maîtrise de droit à Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, master 2 en clinique criminologique et victimologique à Rennes 2 | Deux DU à l’Institut de criminologie de Paris-Assas, en sciences criminelles et en sciences criminologiques |
| Capitaine Peggy Allimann | Master en psychologie clinique et psychopathologique à Besançon | DU de psychocriminologie à Lille, DU stress et traumatismes, DU psycho-oncologie ; marine nationale, puis accueil des victimes et brigade des mineurs, puis OCRVP comme psycho-criminologue |
| Chef d’escadron Audrey Renard | L1 de droit, master 2 en psychologie de la délinquance à l’université de Liège | DU de criminologie à Paris 8, plusieurs stages en milieu pénitentiaire |
| Capitaine Thibault Duchéne | Études de droit et de psychologie | Plusieurs DU dont psychopathologie criminelle et criminologie, formation en sciences forensiques à Lausanne, stages en milieu pénitentiaire, concours d’officier de gendarmerie |
| Lieutenante Blandine Fontana | Licence de droit, master en criminologie à Liège | DU de criminologie à Lille, stages en association d’aide aux victimes et en médecine légale, réserve de la gendarmerie pendant ses études |
Deux enseignements se dégagent de ce tableau. Le premier est que la criminologie y arrive toujours en complément d’une formation principale en droit ou en psychologie, jamais à sa place. Audrey Renard le résume ainsi : « La criminologie, c’est le croisement de deux disciplines, le droit et la psychologie. » Le second est que les stages pèsent autant que les diplômes dans la sélection. Stéphanie le Maout met en garde les candidats :
« On reçoit énormément de CV avec des masters de psychocrimino. Tous les petits DU ont leur importance, car c’est du travail et un investissement supplémentaires en double-cursus du master 1 ou master 2. Ce qui fait également la différence, ce sont les stages réalisés. Si quelqu’un a par exemple fait un stage en médecine légale, cela démontre son intérêt pour le métier. »
Le second métier du DSC, celui d’enquêteur, suit une logique inverse : il se construit par l’expérience d’enquête. Les deux enquêteurs du département viennent de l’enquête de terrain, en brigade puis en section de recherches, avec une expertise des atteintes aux personnes et, pour l’un d’eux, vingt années en unité de recherches avant son affectation au DSC.
La condition qui décourage le plus de candidats n’est d’ailleurs pas scolaire. Devenir analyste du comportement suppose d’intégrer la gendarmerie, donc d’en accepter les contraintes : vivre en caserne, être joignable en permanence, travailler parfois le week-end. La commandante du DSC évoque aussi des candidats mis en difficulté par les photographies de scènes de crime, et leur conseille alors de changer d’orientation.
Peut-on devenir profiler sans être policier ni gendarme ?
Pour la fonction d’analyste du comportement au DSC, la réponse est non : le poste s’exerce sous statut militaire et suppose la qualité d’officier de police judiciaire. Aucune formation privée, y compris la nôtre, ne donne accès à ce poste, et il faut se méfier de tout organisme qui laisse entendre le contraire.
Un avis de vacance d’emploi publié au Journal officiel le 5 février 2022 le confirme par l’exemple. Il ouvrait un poste de psychologue spécialiste dans les domaines appliqués à la criminologie, placé sous l’autorité du chef du Département des sciences du comportement, au Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise. Le profil demandé était un bac+5 en psychocriminologie ou en psychologie, complété par une spécialisation en criminologie ou en sciences criminelles et par une expérience professionnelle du domaine. Mais le recrutement se faisait en qualité d’officier commissionné rattaché au corps des officiers de gendarmerie, au grade de lieutenant, avec l’obligation d’exercer la qualité d’officier de police judiciaire. Autrement dit, même la voie qui part d’un diplôme de psychologue passe par le statut militaire.
En dehors de l’enquête judiciaire, l’analyse comportementale s’applique dans d’autres contextes professionnels : analyse et instruction de dossiers, sûreté et prévention, expertise et conseil, accompagnement social, judiciaire ou pénitentiaire, recherche et enseignement. Ce sont des usages réels de la méthode, mais ce ne sont pas le métier de profiler.
Quel est le salaire d’un profiler ?
Aucune grille ne porte le nom de profiler, puisque le poste n’existe pas sous cette appellation. Les rémunérations publiées concernent donc les métiers depuis lesquels on exerce cette analyse, et elles varient d’abord selon le statut d’origine : un militaire ou un policier relève de la grille de la fonction publique d’État et de ses primes, un psychologue en libéral fixe ses honoraires.
| Source publique | Rémunération indiquée | Périmètre |
|---|---|---|
| CIDJ, fiche métier Profiler, mise en ligne le 27 janvier 2025 | 2 000 € brut par mois en début de carrière | Activité décrite comme exercée par vacation, donc par mission |
| MaFormation, fiche « Comment devenir profiler », consultée le 16 septembre 2026 | 24 000 à 29 000 € brut par an en début de carrière, soit environ 1 680 à 2 030 € net par mois, puis 30 000 à 35 000 € brut par an avec l’ancienneté | Rémunération d’un criminologue, dépendante du métier d’origine |
| Journal officiel, avis de vacance d’emploi du 5 février 2022, poste de psychologue au Département des sciences du comportement | 3 392 à 3 515 € brut par mois à l’issue de la période probatoire de six mois | Officier commissionné au grade de lieutenant, grille de rémunération des militaires de la gendarmerie |
Les deux premières lignes sont des ordres de grandeur publiés par des sources d’orientation, pas des rémunérations constatées au DSC. La troisième est la seule rémunération publique rattachée directement à ce département, et elle correspond à un statut d’officier de gendarmerie, pas à un emploi civil. Aucun de ces montants ne décrit un revenu qu’une formation, quelle qu’elle soit, permettrait d’atteindre.
Se former au profilage quand on n’est pas dans les forces de l’ordre
Si le poste d’analyste du comportement reste fermé à quiconque n’entre pas dans la gendarmerie ou la police, la méthode, elle, s’apprend et sert ailleurs. C’est la raison d’être de notre parcours : IFORCRIM propose se former à la méthode du profilage comportemental en e-learning, sur 150 heures réparties sur 12 mois, accessible dès le baccalauréat.
Trois points de transparence, parce qu’ils conditionnent la pertinence de cette démarche. Ce parcours délivre un certificat interne IFORCRIM, et non un diplôme d’État ou un titre universitaire. Il n’ouvre aucun accès aux postes du DSC ni à l’OCRVP. Et il n’est pas éligible au CPF. Ce qu’il apporte est la méthode d’analyse elle-même, ses cas d’application et ses limites, enseignée par les praticiens qui interviennent dans le parcours, dont une criminologue coordinatrice pédagogique et un médecin psychiatre ayant exercé en milieu pénitentiaire.
Pour celles et ceux qui visent ensuite l’encadrement, le parcours de direction d’une structure en criminologie prend la suite, avec l’Année 1 pour prérequis.
Le tarif, les modalités de règlement et les conditions pour un financement par un employeur figurent sur le détail des tarifs et du paiement en plusieurs fois. Notre positionnement et la façon dont l’institut s’est construit sont décrits sur la page ce qu’est IFORCRIM et comment l’institut a été conçu.
Questions fréquentes sur le métier de profiler
Est-ce que le métier de profiler existe en France ?
La fonction existe, mais pas sous ce nom. En France, elle s’appelle analyste du comportement et s’exerce au Département des sciences du comportement de la gendarmerie nationale, qui comptait sept militaires, dont cinq analystes et deux enquêteurs, dans l’article que la gendarmerie lui consacre (publié en septembre 2024, mis à jour en avril 2025). Les professionnels concernés rejettent eux-mêmes le terme de profiler, qu’ils jugent trop marqué par les séries télévisées.
Quelles études pour devenir profiler ?
Un master 2 en psychologie ou en droit, complété par des diplômes universitaires en criminologie ou en psychocriminologie et par des stages, puis l’intégration de la gendarmerie et la qualité d’officier de police judiciaire. C’est le résumé que donne l’Unité nationale de police judiciaire elle-même. Aucune école française ne forme spécifiquement à ce poste.
Quel est le rôle d’un profiler dans une enquête ?
Il analyse la scène de crime, élabore un profil de l’auteur lorsque celui-ci est inconnu, et aide à préparer la stratégie d’audition en garde à vue. Son analyse est rédigée sous forme de procès-verbal intégré à la procédure. Il intervient sur saisine du magistrat, généralement à la demande du directeur d’enquête, et non de sa propre initiative.
Quel est le salaire d’un profiler ?
Il n’existe pas de grille propre à ce métier. Le CIDJ indique 2 000 € brut par mois en début de carrière dans sa fiche du 27 janvier 2025, MaFormation 24 000 à 29 000 € brut par an pour un criminologue débutant. Un avis de vacance publié au Journal officiel en février 2022 situe le poste de psychologue du Département des sciences du comportement entre 3 392 et 3 515 € brut par mois, au grade de lieutenant. La rémunération réelle dépend du statut d’origine, le plus souvent celui de la fonction publique d’État.
Quelle est la différence entre un profiler et un criminologue ?
Le profilage est une méthode d’analyse appliquée à une affaire précise, exercée en France dans un service d’enquête. La criminologie est l’étude du phénomène criminel dans son ensemble, sous ses angles social, psychologique, juridique et statistique. On peut être criminologue sans jamais faire de profilage, et l’analyse comportementale n’occupe qu’une poignée de postes.
Peut-on devenir profiler sans passer par la police ou la gendarmerie ?
Non pour la fonction d’analyste du comportement, qui suppose un statut militaire ou policier et la qualité d’officier de police judiciaire. Des fonctions civiles existent au contact de ces services, notamment pour des psychologues, mais elles restent rares et exigent un titre protégé. Aucune formation privée ne donne accès à ces postes.
Une formation privée en profilage sert-elle à quelque chose ?
Elle sert à acquérir une méthode d’analyse et un cadre de lecture du passage à l’acte, utiles en analyse de dossiers, en sûreté, en accompagnement social ou judiciaire. Elle ne remplace ni un master universitaire, ni un concours, ni un recrutement interne, et ne mène pas aux postes d’analyste du comportement.